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UN PEU D HISTOIRE GEOGRAPHIE

DECOUVREZ VILLENEUVE-LOUBET

Posté le 12.03.2008 par hbcconflans
Villeneuve-Loubet est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Villeneuvois


GEOGRAPHIE

Située entre Cagnes-sur-Mer et Antibes, à l'embouchure du Loup, cette ville est constituée de la réunion de deux anciens villages : le vieux village de Villeneuve, à l'intérieur des terres, et le village du Loubet, sur les rives de la Méditerranée.


HISTOIRE

Villeneuve-Loubet avant Villeneuve Loubet

Les plus anciennes traces d'occupation sur la commune remontent à la Protohistoire avec un habitat dispersé sur plusieurs sites, mais les restes d'occupation les plus importante à l'heure actuelle remontent à l'âge du Fer et surtout à la période Romaine.

SAINT-ANDRIEU
Situé sur une colline surplombant la mer près de la limite avec de la commune de Cagnes-sur-Mer, le site de Saint-Andrieu fouillé dans les années 1970 par Georges Rogers a livré les traces d'un habitat de hauteur indigène, probablement des ligures Décéates. Une tradition fondée sur la sur-interprétation des sources veut que Saint-Andrieu soit Aegytna, capitale des Décéates détruite en -154 av. J.-C. par le consul romain Quintus Opimius. Les découvertes archéologiques contredisent cette hypothèse. Les fouilles ont livré du mobilier qui montre des échanges intenses avec les grecs de Marseille, par l'intermédiaire d'Antibes et une occupation continue depuis le Ve siècle av. J.-C. jusqu'à l'époque d'Auguste. Les céramiques importées (amphores de Marseilles, amphores italiques, céramique grise monochrome, céramique campanienne, céramique sigillée italiques...) sont associées à des céramiques modelées indigènes Sous l'Empire, le site est restructuré.
Une exploitation agricole avec un pressoir pour produire de l'huile ou du vin remplace l'habitat indigène. Des niveaux du IIIe siècle, riches en céramiques importées (sigillée claire gauloises, sigillées claires africaines, lampes à huile...) ont été identifiés. Les couches les plus superficielles du sites ont encore fournis des céramiques de l'Antiquité tardive (sigillées claire D provenant d'Afrique du Nord) et du Moyen Âge (pégau) antérieurs au XIIIe siècle.
Ces céramiques témoignent d'une continuité d'occupation entre l'Antiquité et le Moyen Âge classique. Les céramiques médiévales sont associées à des structures de stockage enterrées (silos) et des restes de murs passablement arrasès. Il peut s'agir des ultimes traces d'une agglomération antérieure à la création de Villeneuve-Loubet, dont la chapelle Saint-Andrieu devait être le centre spirituel.

LE CLOTEIROL
Le site du Cloteirol n'a jamais été étudié profondément. Des parallèles peuvent toutefois être établis avec de nombreux sites archéologiques des Alpes-Maritimes. Il s'agit d'un habitat de hauteur protégé par une enceinte en pierres sèches. Il est souvent considéré comme un oppidum des anciennes populations ligure Le mobilier mis au jour lors de prospections conservé au Musée d'Art et d'Histoire de Provence, à Grasse montre une occupation depuis l'extrême fin de l'âge du Fer, une transformation du site en petite agglomération agricole au Haut-Empire et un abandon durant l'Antiquité tardive. On doit encore noter la découverte sur le site d'une stèle funéraire datée du IIe siècle.

LES SITES ARCHEOLOGIQUES DU PARC DE VAUGRENIER

UN SANCTUAIRE GREC
Le parc de Vaugrenier recelle un grand nombre de sites archéologiques antiques. Le plus ancien se trouve sur les pentes de la colline au centre du parc, en contre-bas d'une petite ferme datée du Ier siècle qualifiée à tort de maison greco-ligure par les fouilleurs des années 1960.
Il s'agit d'un sanctuaire de plein air. Des céramiques portant des inscriptions dédicatoires en langue grècque étaient fracassées et ainsi sacrifiés. On connaît d'autres sanctuaires similaires dans l'aire culturelle des Grecs de Marseille, notamment l'Acapte à Giens, tout près de lakatoikia d’Olbia sur le territoire de la commune de Hyères. Le sanctuaire semble avoir fonctionné entre le IIe siècle av. J.-C. et le début de l'époque d'Auguste.

Une agglomération romaine du Ier siècle

Les fouilles archéologiques effectuées depuis les années 1960 au Sud-Est du parc, face au littoral ont permis la mise au jour d'une petite agglomération d'époque romaine. Elle s'organise de part et d'autre d'un tronçon de la Via Julia Augusta fondée sous le règne d'Auguste qui traverse le parc et l'étang de Vaugrenier en direction d'Antibes, parallèlement à la route Nationale 7. Le monument le plus spectaculaire est un temple de tradition italique, dont la construction est contemporaine du tracée de la voie . Les autres constructions sont des boutiques au fonctions artisanales alignées
L'agglomération semble avoir été fondée à l'époque d'Auguste probablement par l'attribution de terres à des soldats vétérans de la légion romaine dans le but de mettre valeur ou d'assainir le littoral marécageux de la périphérie d'Antipolis et d'assurer le contrôle de la région. Elle périclite dans la seconde moitié du Ier siècle, probablement en 69 à la suite des luttes entre les partisans d'Othon, de Vitellius et de Vespasien.

AUTRES TRACES D'OCCUPATION

Si l'agglomération disparait en tant que telle dans la seconde moitié du Ier siècle, le site de Vaugrenier reste occupé en témoignent :
· de nombreuses sépultures datées du Ier siècle à l'Antiquité tardive mises au jour dans le parc au plus près de la nationale 7
· la construction d'un bâtiment à vocation agricole daté du IIIe siècle empiétant sur la voie près du temple
· des fosses destinées à la récupération des pierres ayant servi à la construction de l'agglomération, datant du Ve siècle
Par ailleurs, au sommet de la colline, au centre du parc, des prospections de surface ont permis d'identifier les traces de plusieurs exploitations agricoles datant du Haut-Empire.

LES ORIGINES DE VILLENEUVE LOUBET

La commune a été constituée à partir de plusieurs territoires anciennement occupés au Haut Moyen Age:
· le Gaudelet dont le château est décrit comme étant détruit au milieu du XIIIe siècle mais qui semble remonter au plus tard au XIe siècle.
· le Loubet, connu dès le XIe siècle, pourvu d'un habitat fortifié et d'une église au XIIe siècle.
· la Garde dont la première mention date du début du XIIe siècle et qui est décrit comme un habitat fortifié possédant deux églises au XIIe siècle. Le village est détruit au début du XIIIe siècle, puis reconstruit au lieu dit Tour de la Madonne, avant de disparaître à la fin du XIVe siècle.
· Villeneuve fondée vers 1234 par Romée de Villanova d'une famille catalane, au service des Comtes de Provence de la Maison de Barcelone qui cherchent à asseoir leur pouvoir en Provence Orientale. Il fait ériger un château à l'emplacement de l'actuel château de Villeneuve-Loubet. Un village et une église sont attestés au début du XIVe siècle16.
· Saint-Andrieu dont l'origine a été évoquée plus haut et qui ne semble plus occupé au-delà du XIIIe siècle, à l'exception de la chapelle Saint-Andrieu fréquentée par les habitants de Villeneuve-


LA LEGENDE DES GRANOUÏE


Selon la légende les berges du Loup attiraient autrefois les grenouilles en quantité. Excédés par le bruit incessant des croassements la nuit, les villageois décidèrent de les éliminer armés de fourches et de bâtons. Depuis ce jour ils sont surnomés "Lei Granouïe" en référence au nom provençal du héron, grand prédateur de grenouilles. "Lei Granouïe" est actuellement le nom d'une association regroupant les anciens du village. Depuis quelques années la grenouille est utilisée sous forme d'emblème, dans diverses publications éditées par la ville

DECOUVREZ NICE

Posté le 07.03.2008 par hbcconflans
Nice (Nissa ou Niça en niçois),

préfecture du département des Alpes-Maritimes, est la cinquième plus grande ville de France en termes de population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Elle est située dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à la pointe sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne. La ville est le cœur d'une aire urbaine de 973 231 habitants (2008) et constitue le centre du grand Espace urbain Nice-Côte-d'Azur.
S'étendant entre mer et montagnes, Nice bénéficie de nombreux atouts naturels. Métropole de la Côte d'Azur, elle possède également tous les équipements d'une capitale régionale (statut régulièrement réclamé par ses habitants) :
le second aéroport de France, la deuxième capacité hôtelière du pays avec notamment divers hôtels de luxe, différents quartiers d'affaires, un Opéra, un Théâtre National, de nombreux musées (c'est la ville qui en compte le plus dans l'hexagone après Parisune université, l'une des plus importantes médiathèques de France réf. nécessaire, deux Palais des congrès, plusieurs salles de concert et une vitrine touristique internationale, la Promenade des Anglais, connue dans le monde entier. La ville s'enorgueillit également d'une forte identité locale, fruit d'une histoire tourmentée et d'institutions longtemps autonomes.
Ses habitants sont les Niçois et ont pour surnom lu Caga-Blea à cause de leur goût supposé pour la blette (ou poirée), ingrédient de la tourte de blettes


Situation

Au début de notre ère, les auteurs antiques tels Strabon et Pline l’Ancien donnent la première définition de l’espace géographique niçois. Nice est alors située en Ligurie, neuvième région de l’Italie romaine de l'Empereur Auguste, avec comme frontières naturelles à l’ouest le fleuve Var et à l’est le fleuve Magra. Cette description géographique sera reprise à la Renaissance par tous les grands cartographes. Le fleuve « Var » (seul cours d'eau à ne pas couler dans le département qui porte son nom) constitua d'ailleurs, jusqu'en 1860, la frontière entre France et Comté de Nice.

Localisation

Nice est située à l'extrême sud-est de la France continentale, non loin de la frontière italienne (30km), au bord de la Méditerranée. Elle est bordée par la Baie des Anges, et est entourée de plusieurs collines arborées d'où l'on peut admirer un panorama magnifique. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille et 200 km de Gênes. Il s'agit de la plus grande ville de la Côte d'Azur, territoire s'étendant de Hyères à Menton (cette appellation étant parfois abusivement employée pour désigner l'ensemble du pourtour méditerranéen français).

Climat

Le climat de la ville correspond aux standards du climat méditerranéen, mais il est parfois qualifié de sub-tropical frais, les gels étant généralement rares (2 à 3 nuits par an), faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -1 à -2°C) et brefs.

Ainsi les hivers sont doux et secs, et les étés chauds et très secs car la ville est protégée des vents venant du Nord et e l'Ouest grâce aux Alpes. Il arrive souvent durant toute la saison estivale qu'il ne pleuve que deux ou trois jours. À l'inverse, l'automne est une période soumise à de fortes pluies et des orages violents en raison de la température de la mer Méditerranée encore très chaude à cette saison (20° - 24°). L'hiver quant à lui est très clément avec un fort ensoleillement et des températures moyennes diurnes de 15°C.

Il arrive même de pouvoir flâner en manches courtes sur la Promenade des Anglais en plein mois de février. L'ensoleillement est aussi exceptionnel avec plus de 300 jours de soleil par an. Ce qui en fait la seconde grande ville de France la plus ensoleillée après Toulon.


DECOUVREZ STRASBOURG ( LA ROBERTSAU )

Posté le 28.02.2008 par hbcconflans
ETYMOLOGIE

Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L’étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épithète liée à Argentia), identifiée avec la lune. L’acception la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf l’Argens, l’Arques, l'Arc…), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l’ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l’Ill.

Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l’empire romain.

Puis, à la suite de son intégration dans l’entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au cœur du réseau des cités allemandes. Sa perception n’était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d’un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le bourg sur la route (die Straße), la route, découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au VIe siècle par saint Grégoire

GEOGRAPHIE

Excentrée par rapport au reste de la France, dont la plaine d'Alsace représente l'extrême façade nord-est, Strasbourg occupe en revanche une position centrale en Europe occidentale, sur une importante voie de passage nord-sud. Il faut en effet la replacer dans l'entité plus vaste dont elle fait partie intégrante : la vallée du Rhin supérieur qui, de Bâle à Mayence, forme un couloir naturel. À la limite de l'Europe atlantique et de l'Europe continentale, elle communique au sud par les vallées de la Saône et du Rhône avec l'Europe méditerranéenne et s'ouvre au nord, au-delà des massifs hercyniens allemands, sur les grandes plaines de l'Europe du nord. À vol d'oiseau, Strasbourg se trouve ainsi à égale distance (environ 750 kilomètres) de la Méditerranée, de la Baltique et du littoral atlantique, et à égale distance (environ 500 kilomètres) de la mer du Nord et de l'Adriatique.

Néanmoins, faute d'infrastructures suffisantes, Strasbourg n'est pas un carrefour d'échanges majeur dans l'Europe actuelle. À ce titre, il faut souligner que l'axe est-ouest qui relie notamment Francfort à Paris contourne le nord-est de la France par Cologne, Bruxelles et Lille.

Les nouvelles infrastructures (TGV Est, pont Pierre-Pflimlin) et les projets en cours (Grand Contournement Ouest, train ICE allemand, TGV Rhin-Rhône) amélioreront considérablement l'accessibilité de la ville aussi bien par l'axe nord-sud que par l'axe est-ouest.


HISTOIRE

Grand carrefour historique, Strasbourg fut de tous temps un lieu de rencontre de religions et de cultures différentes

En l'an 12 avant Jésus-Christ, les Romains choisissent le site de Strasbourg pour bâtir sur le Rhin un camp militaire du nom d'Argentoratum. Bouleversée par les invasions barbares, cette première agglomération renaît sous le nom de Strateburgum, signifiant "ville des routes", dû à sa situation géographique privilégiée.
Ville libre du Saint Empire romain germanique, Strasbourg connaît un âge d'or au cours du Moyen-Age. Dotée d'une constitution politique exemplaire et jouissant d'une économie florissante grâce à la richesse de son terroir, la ville édifie peu à peu sa merveilleuse Cathédrale Notre-Dame en grès rose. Son rayonnement intellectuel et artistique va croissant au cours de la Renaissance ; la ville devient un des grands foyers de l'Humanisme et de la Réforme.

En 1681, les troupes de Louis XIV font leur entrée à Strasbourg. La Révolution et l'Empire parachèvent l'intégration de la ville à la France. La capitulation est négociée selon 10 articles visant à préserver les libertés essentielles de la cité sur le plan politique, administratif et religieux.

Après le siège de 1870, Strasbourg est rattachée à l'ensemble allemand. Redevenue française en 1918, elle connaît à nouveau l'occupation allemande en 1940, jusqu'à l'arrivée des troupes du Général Leclerc le 23 novembre 1944.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, lorsque l'idée d'une réconciliation européenne aboutit à la Création du Conseil de l'Europe en 1949, Strasbourg est choisie comme siège de cette institution. Ainsi commençait une nouvelle étape de l'histoire de Strasbourg, devenue symbole de l'unité et de la reconstruction européenne.

Aujourd'hui, du quartier médiéval de la Grande Ile, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, aux longues avenues de la ville "allemande", le patrimoine architectural de Strasbourg reste le témoignage vivant de la richesse née du croisement des différentes cultures.

DEMOGRAPHIE

Strasbourg est l'une des rares communautés urbaines de France à avoir fusionné la majeure partie de l'administration de la ville centre avec celle de la communauté urbaine, fusion motivée en 1968 par un souci d'efficacité et d'économie budgétaire.

Le territoire communal strasbourgeois regroupe plus de 60 % de la population de la communauté urbaine de Strasbourg. Celle-ci, sur ses 306 km², compte 451 240 habitants. Entre 1990 et 1999, le taux de croissance annuel moyen était de 0,73 %. Un taux qui a légèrement diminué entre 1999 et 2005 (0,68%) mais qui reste supérieur à la moyenne nationale.

L'aire urbaine de la ville a été évaluée en 1999 à 612 104 habitants sans la partie allemande, ce qui en fait la 9e aire urbaine de France. Sa croissance est relativement soutenue, avec une moyenne de 0,83% par an entre 1990 et 1999. L'estimation 2007 de l'aire urbaine, ville de Kehl incluse, est de 702 412 habitants

DECOUVREZ SALON DE PROVENCE

Posté le 07.02.2008 par hbcconflans
Le site de Salon a connu une occupation humaine ancienne. Mais c’est durant le Haut Moyen-Age, en 871, qu’apparaît la première mention écrite connue de Salon. C’est à cette période que la Provence se constitue, sous la dépendance du Saint Empire Romain Germanique. L’Empereur laisse cependant la possession des terres de Salon aux archevêques d’Arles, leur donnant une certaine autonomie par rapport aux Comtes de Provence.
Ce statut de « terres adjacentes » de l’Empire contribua à l’établissement de la cité puis à sa stabilité jusqu'au rattachement de la Provence au royaume de France en 1481.


La ville au moyen âge

Dès le XIe siècle, l’occupation fortifiée du site incite au regroupement d’une population qui, sous la protection des archevêques, vit d’une économie principalement liée aux activités rurales et au commerce. L’habitat se construit enserré au pied du château et protégé à partir du XIIIe siècle de remparts dont on retrouve le tracé en suivant les actuels cours (Carnot, Victor Hugo, Gimon). Ces fortifications étaient percées d’entrées dans la cité suivant les axes principaux de communication vers Arles, Avignon ou encore Marseille. Deux de ces portes sont encore visibles dans la ville : à l’Ouest, la tour Galagaspe, à l’Est, celle du Bourg Neuf qui conserve une Vierge Noire.

Le XIIIe siècle est une période de prospérité des villes. Salon ne déroge pas à la règle. Sa position de carrefour lui permet de développer une activité de grands marchés à laquelle l’importante communauté juive installée dans le quartier de la rue de la Claustre participe activement. L’activité rurale contribue grandement à ce dynamisme : commerce lié à l’olive et à son huile, viande, laine et peau ovines.

La ville s’organise, se construit suivant un plan propre aux cités médiévales : rues et places étroites, maisons bâties sur des parcelles dites « en lanière » (façades étroites sur la rue mais bâtiments profonds sur l’arrière) ponctuées d’« hostels » plus vastes.
Ainsi, la très belle maison de Nostradamus, bien que remaniée à plusieurs reprises, conserve une structure propre à la fin de l’époque médiévale. De cette période, Salon conserve de nombreuses traces dans ses monuments. Elles sont par contre plus difficiles à repérer dans l’habitat, la cité ayant souffert de plusieurs tremblements de terre (dont le dernier date de 1909) et surtout de « rénovation urbaine » brutale des années soixante-dix.


La Renaissance


En 1537, la collégiale et les nouveaux faubourgs s’étendant depuis les portes de la cité, et formant des regroupements selon les corporations, sont protégés par une seconde enceinte dite de "réunion".

Le courant d’idées humanistes de la Renaissance trouva d’importants échos à Salon au travers d’hommes tels que Nostradamus. Contemporain de ce dernier, Adam de Craponne a su tirer parti des progrès scientifiques réalisés à cette époque dans le domaine entre autres de la physique hydraulique.
Conscient que l’essor et la richesse de la ville dépendent de la maîtrise de l’eau, cet homme d’affaire conçoit l’ambitieux projet de détourner grâce à la construction d’un canal une partie des eaux de la Durance afin d’irriguer l’aride plaine de la Crau dans les régions de Salon et d’Arles. Son tracé, en passant au cœur de la ville de Salon, permet l’utilisation de la force motrice de l’eau. Dans un souci pratique et d’économie, Craponne utilise au maximum les ouvrages préexistants : tronçons d’anciens canaux et surtout une importante portion des douves des remparts médiévaux. Cette pratique permet au canal de traverser la ville à ciel ouvert d’ouest en est sans trop bouleverser ni son réseau ni sa structure. La « discrétion » de sa présence dans la cité s‘est accentuée au fur et à mesure qu’on le recouvrait, pour des raisons de sécurité mais aussi de facilité de circulation.

Inauguré en 1559, son apport permanent en eau dote la ville d’une nouvelle énergie, source d’un développement durable. Cette force hydraulique permet ainsi à la fois la diversification de la production agricole et l’introduction au XVIIe siècle de nouvelles activités, telles des moulins et des manufactures de soie.

Pour son œuvre qui changea le destin de la cité, Salon lui rendit un hommage solennel en érigeant en 1854 une fontaine à son effigie sur la place de l’hôtel de Ville. Taillée dans du marbre par le sculpteur aixois Ramus, son socle est orné d’allégories illustrant les génies militaire et civil ainsi que ceux de l’étude et de l’abondance.



Aménagement et urbanisation XVIII et XIX siècle


Progressivement, l’enceinte médiévale est « attaquée » non par des assaillants, mais par des bâtisseurs. Mètre après mètre, on la remplace par des immeubles d’habitation, tout en conservant la courbe de son tracé. Les problèmes de circulation sont au cœur des préoccupations : on tente en particulier d’aménager les places, afin notamment d’offrir des espaces plus vastes aux marchés de gros et de détail. La "Place des Platanes" ( extrémité sud du cours Gimon) joue ce rôle jusqu'en 1932, puis c'est le tour de la place Garibaldi (actuelle place Morgan).

deux pas de la tour de l’horloge, une curiosité réputée à Salon s’affiche sur la place Crousillat : la fontaine Moussue. Probablement réédifiée au XVIIIe siècle, elle est classiquement composée de deux vasques superposées sur lesquelles se sont amalgamées des concrétions calcaires, « terreau » propice au développement de la végétation. Il s’agit donc d’une création de la nature qui donne à la fontaine cette étonnante forme de champignon.

Aux nombreuses activités de la ville s’ajoute au XIXe siècle la fabrication industrielle du savon. Au-delà du tracé de ce qui fut la seconde enceinte, la ville s’étend alors plus largement sur la plaine de la Crau. De nombreux terrains vacants à l’Ouest sont investis, desservis par de nouvelles avenues, dont l’une permet à partir de 1873 de relier la toute nouvelle gare de chemin de fer au centre ville.

Grâce à l’industrie des savonniers, Salon connaît un formidable essor qui culmine à partir des années 1870, enrichissant en outre la ville de nouvelles architectures : fabriques et villas bourgeoises. Ce patrimoine représente encore aujourd’hui l’une des spécificités de l’identité urbaine de la cité.


La ville au XX siècle


En pleine dynamique économique, Salon est touchée en 1909 par un tremblement de terre qui meurtrit sa pierre. S’il ne s’agit pas de la première secousse, celle-ci revêt une importance particulière puisqu’elle explique le visage actuel de la ville. De nombreux monuments sont touchés, mais aussi l’habitat du centre ville. Le séisme fragilise nombre de maisons et d’immeubles qu’il faut au mieux consolider, au pire rebâtir. Cet événement explique en partie le nombre important de façades d’époque Art Déco ceinturant l’hyper-centre.

Le choc de la première guerre mondiale n’épargne pas la ville. De ce drame naît cependant un merveilleux hommage aux morts de la grande guerre, méritant à lui seul un détour par le cimetière Saint-Roch. Œuvre du sculpteur Eugène Piron taillée à même la roche, elle représente, de la bouche même de son créateur : « une brèche qui semble accéder au caveau où sont déposés les morts. A l’entrée de cette brèche, un clairon sonne le Sublime Réveil qui fait surgir en foule l’image de ceux qui dorment là … ». Inaugurée en 1925, elle demeure unique dans sa monumentalité, son hyper-réalisme, mais avant tout pour son humanité.

Si le conflit a causé une très forte chute du commerce des huiles et du savon, ce dernier ne s’éteint toutefois pas, malgré la crise de 1929. Les productions agricoles demeurent quant à elles une source toujours sûre d’activité. En 1937, l’installation de la toute nouvelle Ecole de l’Air offre un nouvel élan à la ville. Cette implantation donne lieu à la réalisation d’un important ensemble de bâtiments militaires illustrant remarquablement les constructions d’avant-guerre. De 11 000 à la fin du XIXe siècle, la population salonaise s’élève à plus de 30 000 dans les années 1960, nécessitant la création de nouveaux quartiers péri-urbains qui forment une zone de transition entre le centre ville et l’espace rural, tout en préservant ce dernier, comme le montre le hameau de Bel Air.
Cœur du Pays Salonais regroupant 50 000 habitants, la cité se partage aujourd’hui entre ses activités économiques et ses propres productions issues de l’agriculture, qui lui permettent de conserver et valoriser son charme de « ville à la campagne ».


DECOUVREZ CHAMBERY

Posté le 23.01.2008 par hbcconflans
GEOGRAPHIE


Chambéry se situe dans une plaine enserrée entre le massif des Bauges à l'est (dominé par le Nivolet sur lequel on trouve la croix du Nivolet), le massif de la Chartreuse au sud (dominé par le Mont Granier), la chaîne de l'Épine à l'ouest avec la Dent du Chat et par le lac du Bourget au nord.

La ville est baignée par la Leysse, rivière qui constitue le principal affluent du lac du Bourget.

HISTOIRE

Les hauteurs de Saint-Saturnin, à Saint-Alban-Leysse, sont occupées comme place forte depuis le Néolithique moyen (env. 4000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gauloise. Cet oppidum est l'ancêtre de l'agglomération de Chambéry.

Il est fort probable qu'il fut conquis, avec le bassin de Chambéry, par l'armée d'Hannibal en 218 av. J.-C., lors de sa traversée3 des Alpes vers l'Italie. Elle aurait trouvé dans cette riche région gauloise des vivres et du bétail pour se nourrir « pendant deux ou trois jours » d'après Polybe.

À l'époque romaine, les habitants s'installèrent sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum. Chambéry n'apparaît vraiment comme une petite cité, Camberiaco, qu'au XIe siècle. un acte de donation daté de 1057 atteste l'existence d'un 'burgus' et d'un 'castellum'.

Le XIIIe siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achète, le 15 mars 1232 moyennant 32 000 sous forts de Suse, au comte Berlion et lorsque le comte Amédée IV en fait la capitale du Duché de Savoie, en 1295. Le développement de la ville est ensuite très lié à l'ascension de la maison de Savoie. Une nouvelle enceinte importante est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Vert Amédée VI de Savoie.

L'avènement d'Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale d'un état souverain, libéré de la domination du Saint-Empire Romain Germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et s'établit dans de belles maisons particulières construites autour d'une cour centrale dominée par une haute tourelle d'escalier.

Après l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563. Avec son Sénat et sa Chambre des comptes, la ville conservera néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles.

La période baroque voit s'édifier d'importants hôtels particuliers marqués par l'architecture turinoise.

De 1792 à 1815, pendant le premier rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc.

Au XIXe siècle, deux grandes périodes de développement urbain se détachent :

la première, entre 1820 et 1830, est liée aux actions bienfaitrices du général de Boigne et se caractérise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, théâtre, alignement des façades...)

la seconde, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement définitif de la Savoie à la France décidé lors du Traité de Turin, le 24 mars 1860 et confirmé par plébiscite le 22 avril. Chambéry devient alors chef-lieu du département de la Savoie. La cité s'équipe de bâtiments utilitaires (hôtel de ville, marché couvert, écoles, lycées, musées...).

Durant la première moitié du siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre).

Après la Grande Guerre, la crise économique sévit, mais la ville se développe puisque qu'elle gagne dix mille habitants entre 1920 et 1939. Elle est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944, lors duquel, la gare était particulièrement visée. On dénombre 120 morts et plus de 300 blessés. Trois cents immeubles sont détruits. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt années, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitation remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austères, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot.

Les années 1950, malgré les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grosse entreprise du Verre Textile, et la création d'une grande zone industrielle sous la municipalité de Pierre Dumas vont dynamiser la ville, même si l'industrialisation reste modeste au regard de la situation de la ville.

En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et Chambéry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'élèvent rapidement dans les années 1965-1975, et notamment une ZUP à Chambery-le-Haut sous la houlette de l'architecte Prix de Rome Jean Dubuisson.

Après les trente glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait cruellement défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrès, une médiathèque et une cité des arts (nouveau conservatoire de musique).

Aujourd'hui, Chambéry, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 120 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les 23 autres communes de son agglomération.

En 2008, s'ouvrira une grande salle à vocation pluridisciplinaire (spectacles, manifestations sportives...) renforçant ainsi le dynamisme de la cité. La population progresse d'environ 1% par an.

DECOUVREZ AJACCIO

Posté le 16.01.2008 par hbcconflans
GEOGRAPHIE


Ajaccio , chef-lieu du département de Corse-du-Sud (2A) sur la côte ouest de la Corse, au fond du golfe d'Ajaccio. La commune en elle-même s'étend sur la rive nord du golfe, entre la Gravona et les Îles Sanguinaires (incluses). De nombreuses plages et criques bordent son territoire dont la partie Ouest est particulièrement accidentée (point culminant: 790 mètres).


HISTOIRE


Plusieurs hypothèses ont été émises quant à l'étymologie du nom Ajaccio. Parmi celles-ci, la plus prestigieuse prétend que la ville aurait été fondée par le héros grec légendaire Ajax qui lui aurait donné son nom. D'autres explications sont cependant bien plus réalistes. Par exemple, le nom Ajaccio pourrait être apparenté au toscan agghiacciu (enclos à brebis). Une autre explication, étayée par des sources byzantinnes voisines de l'an 600 nomment la ville Agiation, suggérant une origine grecque du mot, agathè pouvant signifier "bonne fortune ou "bon mouillage" (racine également à l'origine du nom de la ville d'Agde).

La ville n'est pas mentionnée par le géographe grec Ptolémée d'Alexandrie au IIe siècle après Jésus Christ, malgré la présence d'une localité nommée Ourkinion dans la Cinarca voisine. Or c'est vraisemblablement à cette époque que la ville d'Ajaccio connut son premier développement. En cette période de prospérité au sein du bassin méditerranéen (la pax romana), le besoin d'un véritable port à même d'accueillir de grands bâtiments à l'aval des différentes vallées qui aboutissent dans le golfe se fit probablement sentir (d'importantes découvertes archéologiques sous-marines récentes d'embarcations romaines tendent à le confirmer).
D'autres fouilles menées récemment ont permit la découverte d'importants vestiges paléochrétiens de nature à considérablement réévaluer à la hausse la taille de l'agglomération ajaccienne dans la deuxième partie de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. La ville était en tous cas suffisamment notable pour être déjà le siège d'un diocèse, mentionné par le pape Grégoire le Grand en 591.
La cité était alors située plus au nord que l'emplacement choisi plus tard par les génois, à l'emplacement des quartiers actuels de Castel Vecchio et Sainte-Lucie.
Il est établi qu'à partir du VIIIe siècle la ville, à l'instar de la plupart des autres communautés côtières corses, déclina fortement et disparut presque complètement. Néanmoins, on sait qu'un château et une cathédrale étaient toujours en place en 1492 et que cette dernière ne fut démolie qu'en 1748.

À la fin du XVe siècle, les Génois désireux d'affirmer leur domination sur le sud de l'île décidèrent de rebâtir la ville d'Ajaccio. Plusieurs sites furent alors considérés : la pointe de la Parata (jugé finalement trop exposé aux vents), l'ancienne ville (considéré finalement insalubre à cause de la proximité de l'étang des Salines), et la Punta della Lechia finalement choisie.
Les travaux débutèrent le 21 avril 1492. La ville se développa rapidement et devint la capitale administrative de la province de l'Au Delà Des Monts (plus ou moins l'actuelle Corse-du-Sud), Bastia demeurant la capitale de l'île entière. D'abord une colonie peuplée exclusivement de Génois, la ville s'ouvre lentement aux Corses, même si jusqu'à pratiquement la conquête française, les Ajacciens légalement citoyens de Gênes, se distingueront très volontiers des paesani insulaires. Ces derniers habitants principalement le Borgu, faubourg à l'extérieur des remparts de la cité (l'actuelle rue Fesch en était l'artère principale).

Ajaccio fut occupée par les Français de 1553 à 1559, puis passa définitivement à la France en 1769: après avoir vaincu l'armée royale à Borgo en octobre 1768, les patriotes de Pascal Paoli sont écrasés en mai 1769 à Ponte-Novu.
La ville fut faite par Napoléon Ier, qui en était originaire, la capitale de l'unique département de l'île au détriment de Bastia. C'est au cours des XIXe et XXe siècles qu'Ajaccio rattrapa son retard sur cette dernière et devint la ville la plus peuplée de l'île (Environ 52000 habitants et 63700 pour l'agglomération administrative (chiffre officiel fourni par la CAPA). Celle ci n'englobant pourtant pas les communes limitrophes du sud de la ville, le chiffre réel se situe aux alentours de 70000 habitans).

Au XIXe siècle, Ajaccio est une station d'hivernage très prisée de la haute société de l'époque, particulièrement anglaise, à l'instar de Monaco, Cannes, Nice. Une église anglicane fut même bâtie.

Le 9 septembre 1943, Ajaccio se soulève massivement contre l'occupant nazi et devient ainsi, le 8 octobre 1943, la première ville française libérée de la domination allemande. Durant la seconde guerre mondiale, aucun juif de Corse n'a été déporté : les juifs ont été protégés et n'ont jamais porté l'étoile jaune.
La ville resta (avec quelques interruptions) un bastion électoral bonapartiste jusqu'aux élections municipales de 2001.

La municipalité sortante fut alors battue par une coalition de gauche rassemblant sociaux-démocrates, communistes et... Charles Napoléon, prétendant au trône impérial !

DECOUVREZ BELFORT

Posté le 10.01.2008 par hbcconflans
BELFORT


Belfort (en franc-comtois : Béfô) est une ville de Franche-Comté, sur la Savoureuse, chef-lieu du département du Territoire de Belfort.

Historiquement, elle fait partie de la Haute-Alsace, subdivision de la province historique d'Alsace qui correspond aux actuels département du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et du territoire de Belfort. Ce dernier a été créé en 1922 sur l'ancienne partie de l'Alsace non-annexée par l'Allemagne et intégré à la région Franche-Comté. De nombreuses personnalités, voire des hommes politiques, continuent à situer (à tort) Belfort en Alsace.

Elle est le siège de l'inspection académique du Territoire de Belfort et du diocèse de Belfort-Montbéliard.
Ses habitants sont appelés les Belfortains. Belfort est la 95ième plus grande ville de France

Établie dans la trouée de Belfort, la cité joue un rôle important dès le 14e siècle sous le nom de beau/fort (faisant allusion au château qui domine déjà la ville). Cette situation stratégique au coeur de la trouée de Belfort a fait d'elle une place forte militaire et une cité de garnison.

Proclamée sixième ville verte de France, la préfecture belfortaine jouit d'une qualité de vie reconnue avec de nombreux parcs et jardins. Elle possède un riche patrimoine historique et culturel.



HISTOIRE

La ville a toujours été un lieu de passage obligé entre monde rhénan et monde roman. Son histoire est une composante essentielle de l'Histoire du Territoire de Belfort.
· 58 av. J.-C. Jules César envahi l'Alsace par la Trouée de Belfort pour bouter les Germains dirigés par le sanginaire roi Suève Arioviste.
· 1226 : Traité de Grandvillars : le nom de la ville apparaît pour la première fois, il vient vraisemblablement de beau et fort, faisant allusion au château dominant déjà la ville.
· 1307 : Le comte de Montbéliard, Renaud de Bourgogne, accorde une charte à la ville de Belfort, la libérant ainsi de toutes corvées.
· 1349 : Epidémie de peste
· 1350-1359 : La ville devient autrichienne à la suite du mariage de Jeannette, fille de Jeanne de Montbéliard, avec le duc Albert d'Autriche.
· 1431 : Prise de la ville par Philippe le Bon.
· 1439-1445 : Les Écorcheurs, conduits par le Dauphin de France, ravagent l'Alsace. La ville est occupée.
· 1525 : Guerre des Paysans.
· 1563 : L'empereur Ferdinand d'Autriche rachète le gage du seigneur de Morimont et l'Autriche administre directement la ville.
· 1619 : Construction du Couvent des Capucins par l'archiduc Léopold
· 1632-1636 : Guerre de Trente Ans : la ville est assiégée par les Suédois, prise, reconquise et en sort dévastée.
· 1636 : Louis de Champagne, Comte de la Suze prend possession de la ville au nom du Roi de France.
· 1648 : Le Traité de Westphalie met fin aux hostilités, Belfort devient ville française. Elle est fortifiée par Gaspard de Champagne.
· 1654 : C'est la Fronde, Belfort et le Comte de la Suze ont choisi le mauvais camp. Le maréchal de La Ferté-Senneterre reprend la ville au nom du roi qui l'offre en 1659 au Cardinal de Mazarin. Hortense Mancini, nièce du cardinal en hérite.
· 1687-1703 : Réalisation des fortifications sous la direction de Vauban. Belfort devient une place forte verrouillant la Trouée de Belfort entre Jura et Vosges. C'est aussi une ville de garnison et un nœud routier d'où partent les routes de Paris, de Colmar, de Bâle et de Montbéliard.
· 1790 : Belfort est un chef-lieu de district du Haut-Rhin.
· 1800 : Belfort est une sous-préfecture du Haut-Rhin.
· Décembre 1813 - avril 1814 : Premier siège de Belfort après les travaux de Vauban. Le commandant Legrand affronte durant 113 jours une armée de coalition composée d'Autrichiens, de Bavarois, de Cosaques et de Hongrois.
· 1815 : de juin à juillet : Le général Lecourbe, à la tête de 8 000 hommes résiste 15 jours à une armée de 40 000 Autrichiens, qui échouent à prendre la ville.
· 1817-1842 : Réorganisation des fortifications et du camp retranché par le général Haxo.
· 1822 : Tentative de coup d'État avortée contre la monarchie
· 1832, 1834 et 1855 : épidémies de choléra.
· Novembre 1870 à février 1871 : Troisième siège par les Prussiens. La résistance héroïque de la population et de la garnison sous la direction du colonel Pierre Denfert-Rochereau, lors du fameux siège qui dura 103 jours, valut à Belfort de rester française après l'annexion par l'Empire allemand du département du Haut-Rhin, dont l'arrondissement de Belfort faisait partie.
· 1871 : Belfort devient le chef-lieu du Territoire de Belfort créé sur les restes du Haut-Rhin.
· 1872 : Plusieurs sociétés industrielles alsaciennes installent à Belfort des établissements qui leur permettront de conserver l'accès au marché français :
o Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (locomotives, moteurs et alternateurs...) devenue par la suite ALSTHOM puis Alstom.
o DMC : Dollfus-Mieg et Compagnie (industrie textile).
· La population passe de 8 000 à 25 000 habitants en moins de vingt ans. De nombreux Alsaciens qui décident de rester français s'installent à Belfort et dans sa région.
· 1873 : Le 2 août, les Prussiens évacuent la ville qu'ils occupaient depuis deux ans et demi.
· 1880 : Le Lion de Belfort, œuvre de Bartholdi, symbolise la résistance glorieuse de la ville pendant la guerre de 1870-1871
· 1914-1918 : Première Guerre mondiale. Le front est stabilisé à l'est, ce qui n'empêche pas Belfort d'être bombardée par l'aviation allemande et, pendant quelque temps, par un canon à longue portée en batterie à Zillisheim (Haut-Rhin) .
· 1922 : le Territoire de Belfort acquiert le statut de département (le 90e).
· 1940-1944 : Seconde Guerre mondiale. Bombardement du secteur de la gare et des voies de chemin de fer. La ville est libérée le 25 novembre 1944.
En 1944, le maréchal Pétain transite par Belfort après son évacuation par les Allemands.
À partir des années 1970, Belfort se développe et s'embellit. Les difficultés du secteur secondaire obligent l'économie locale à se tourner de plus en plus vers le tertiaire.
· 31 janvier 2006 : Belfort fête l'anniversaire de la proclamation de la charte de 1307.

POPULATIONS

Agglomération: 81 524; et aire urbaine: 104 962 habitants (1999)

DECOUVREZ DIEULOUARD

Posté le 29.11.2007 par hbcconflans
Dieulouard est une commune française d'environ 5 000 habitants, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.


GEOGRAPHIE

Dieulouard est situé entre Pont-à-Mousson et Nancy, sur la rive gauche de la Moselle


HISTOIRE

L'actuelle ville de Dieulouard a pris la suite de la cité antique de Scarpone, située sur l'un des seuls points de franchissement de la Moselle pendant la période gallo-romaine.

Selon une légende évoquée par l'abbé Melnotte dans sa "notice historique sur Scarpone et Dieulouard" (1895), la ville de Scarpone aurait été fondée par une colonie de Troyens fugitifs, ayant à leur tête un dénommé Serpanus. À l'époque celtique, elle était un poste avancé important, situé dans une île au confluent de la Moselle et de la Meurthe, à la limite du pays des Médiomatriques et de celui des Leuques. De ce fait, l'appartenance de Scarpone à l'un ou l'autre de ces peuples n'est pas établie avec certitude, même s'il est aujourd'hui généralement admis que les Leuques seraient à l'origine de la fondation de la ville.

A l'époque romaine, Scarpone fait partie de la province de Gaule Belgique, dont la capitale est Durocortorum (Reims), puis de la province de Belgique Première, dont la capitale est Augusta Treverorum (Trèves). Considérée comme la troisième ville de la région, elle rivalise alors avec Divodurum (Metz), Tullum (Toul) et Verodunum (Verdun). Dans sa "notice" de 1895, l'abbé Melnotte fait état d'une tradition locale selon laquelle le fameux « Labarum » annonçant la victoire de Constantin serait apparu dans les environs de Scarpone en 311.

Vous trouverez ci-dessous les principales dates de l'histoire de Scarpone à partir de cette époque, étant précisé que la plupart de ces dates sont approximatives :
· 366 : Jovin défait les Alamans près de Scarpone (il en sera récompensé l'année suivante par le titre de consul) ;
· 451 : Siège de Scarpone par les Huns ;
· 511 : Scarpone fait partie du royaume d’Austrasie. Premières mentions du comté de Scarpone (« Pagus Scarponensis ») dans l’acte de fondation de l’abbaye de Gorze en 748 et dans le Cartulaire de Gorze en 752 ;
· 855 : Le comté de Scarpone fait partie du royaume de Lotharingie. Sans cesse disputée entre la Francie occidentale (France) et la Francie orientale (Germanie), la Lotharingie sera réduite au rang de duché germanique en 925 ;
· 890 : Incursion des Vikings à Scarpone ;
· 945 : Le comté de Scarpone passe à la famille de Godefroy de Verdun († 1002) ;
· 954 : Siège de Scarpone par les Hongrois ;
· 959 : Partage de la Lotharingie entre les deux duchés de Basse-Lorraine et de Haute-Lorraine. La Basse-Lorraine comprenait la majeure partie de la Belgique et des Pays-Bas actuels, ainsi que la région d’Aix-la-Chapelle. La Haute-Lorraine, qui correspond approximativement à la Lorraine actuelle, englobait les quatre diocèses de Metz, Toul, Trèves et Verdun ;
· 985 : Le roi de France, Lothaire III (ou IV), s'empare de Verdun, fait prisonnier le comte Godefroy et vient mettre le siège devant Scarpone ;
· 997 : Frédéric, fils de Godefroy Ier le Captif, cède le comté de Scarpone à Heimon (ou Haimon), évêque de Verdun et fondateur du village de Dieu-le-Wart (Dieulouard). Cette cession deviendra effective à la mort de Frédéric, en 1022. La tradition locale fait remonter à la même époque la construction du château actuel et l’érection de Dieulouard en village distinct de Scarpone ;
· 1007 : Prise et destruction de Scarpone par Conrad, duc de Franconie (futur empereur germanique sous le nom de Conrad II le Salique). Certains auteurs situent la date de cette destruction en 1112 et en imputent la responsabilité à Renaud, comte de Bar.

L’ancienne cité gallo-romaine ne sera plus désormais qu’un simple hameau dépendant de la prévôté de Dieulouard. Celle-ci sera réunie à la France par Henri II avec les Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun, en 1552. Comprise dans le département de la Meurthe en 1790, la commune de Dieulouard fait partie du département de Meurthe-et-Moselle depuis 1871.


SPORT

· Dieulouard est très bien connue en Meurthe-et-Moselle pour le Handball avec une équipe en nationale 3 l'ESS Dieulouard HB ·

Il y a eu aussi le club de football Etoile sportive qui a eu des résultats honorifiques dans les années 1970 avec le 7e tour de la Coupe de France atteint plusieurs fois mais malheureusement qui fut dissout aussi bien par manque de finances que celui de jeunes et de dirigeants.

·Enfin le tennis est assez bien pratiqué

Découvrez Chateauneuf les Martigues

Posté le 22.11.2007 par hbcconflans
8500 ans d'histoire

Châteauneuf-La Mède s’est forgé une identité au fil des siècles à travers les nombreux événements qui ont jalonné son histoire. Haut lieu de la Préhistoire, la commune bénéficie d’une grande renommée découlant de cette étape importante de sa construction. Forte de son passé, elle avance dans l’avenir d’un pas assuré, se développant tout en conservant son charme d’antan

Une référence pour la Préhistoire

Les premières traces de l’occupation humaine à Châteauneuf-les-Martigues remontent au Mésolithique (7500-6000 ans avant J.C). Les fouilles archéologiques effectuées par d’éminents spécialistes ont mis au jour une civilisation préhistorique jamais recensée jusqu’alors. Ce site est en effet à l’origine de la reconnaissance du Castelnovien (site éponyme). L’Abri sous roche de la Font aux Pigeons nous fait découvrir cette civilisation marquante du Mésolithique (période charnière entre le Paléolithique et le Néolithique) et les découvertes faites sur ce site ont permis de mieux connaître le mode de vie des populations de l’époque. Les Castelnoviens vivaient de chasse, de cueillette, de pêche et de ramassage de coquillages sur les bords de l’Etang de Berre et l’anse du Rouet. En miniaturisant leur outillage et en utilisant un procédé de débitage du silex, celle de la « technique du micro-burin», ils ont obtenu de petites armatures de formes géométriques qui étaient ensuite emmanchées pour construire leurs outils comme des harpons ou des flèches.
Le site est également occupé au Néolithique (dès 6000 ans avant J.C) sans interruption ni abandon entre les deux périodes. Les modes de vie changent : les hommes pratiquent désormais l’élevage et l’agriculture. Des graines de blés et d’orges carbonisées retrouvées sur le site attestent de ces changements. Les hommes mangent en plus des animaux chassés, des animaux issus de l’élevage dont le mouton, une des premières espèces domestiquées. Le Néolithique voit aussi l’apparition de la poterie : la première est appelée cardiale car c’est une poterie décorée à l’aide d’un coquillage, le cardium edule.


Le site du Fortin du Saut, habitat datant du Campaniforme (2500 à 1800 avant J.C.) marque, quant à lui, le passage de la fin du Néolithique au tout début de l’âge des métaux : le Chalcolithique, période de coexistence des premiers objets en cuivre et en pierre. Le Campaniforme se caractérise par une poterie particulièrement reconnaissable en forme de cloche renversée (du latin campana). L’utilisation du cuivre a été attestée lors des différentes fouilles dont les dernières datent de l’été 2002, une pointe de flèche en cuivre dite de Palmela, d’origine ibérique, a été retrouvée. L’archéologie et l’étude de ce site nous permettent de mieux comprendre cette civilisation dite « des premiers européens » et qui a occupé ce piton rocheux surplombant l’Etang de Berre durant 700 ans.

L’ensemble du matériel issu des différents sites et fouilles est présenté au Musée des Amis de Castrum Vetus

La période Celto-Ligure et Gallo-Romaine


Entre le VIème et le Ier siècle avant J.C., diverses tribus d’origine Celto-Ligure occupent le pourtour de l’Etang de Berre. On retrouve les traces de l’une d’entre-elles sur le plateau rocheux dominant le Sud du village actuel où un oppidum a été construit. Ce site établi sur un petit plateau triangulaire était sûrement protégé par un rempart au sud-est. Fréquenté dès le premier âge du Fer, il est encore occupé aux IIème et Ier siècles avant J.C.. L’essentiel du mobilier recueilli, déposé au Musée des Amis de Castrum Vetus, nous montre la vie quotidienne de cette société. La présence d’une meule et de nombreux vases de stockage du grain montrent une activité agricole traditionnelle fondée sur les céréales. Mais les habitants de l’oppidum commerçaient et troquaient avec Marseille, les navigateurs grecs et latins. En témoigne la découverte de céramiques d’importation et des pièces de monnaies massaliotes trouvées sur place.

Par la suite, avec la « pax romana » les romains occupent la commune. De nombreux vestiges attestent de cette occupation (des sarcophages en caissons, des pièces de monnaies, des fibules, un dolium…). La présence romaine semble étendue sur la commune puisque différents quartiers du village actuel (de Sainte-Cécile, du Coulet, des Coussous, du Grand Jas …) ont livré un matériel archéologique caractéristique


L'effervescence du Moyen Age


Au Moyen Age, «le grand Châteauneuf», comprend les localités de Gignac-la-Nerthe, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, le Rove et Ensuès-la-Redonne. Les seigneurs vont se succéder, édifiant des châteaux sur le territoire et infligeant tour à tour à la ville des périodes de troubles et de prospérité. Le premier château féodal fut bâti vers l’an mil sur les pentes du Castellas, au Sud du village actuel. Sa tour ronde, construite sur la partie la plus haute servait de poste de vigie. Communément appelé le «pied», elle devint l’emblème du village. Par la suite, un autre château fut construit en contrebas de ce dernier. Le château des pentes du castellas disparut définitivement en 1972 lors de la construction de l’autoroute. Des traces de ce riche passé sont exposées au Musée Des Amis de Castrum Vetus installé dans l’Hôtel particulier des Seystres-Caumont (début XVIIème), dernière maison seigneuriale de la commune.


Le développement issu de la Révolution


La Révolution Française marque un tournant dans l’histoire de Châteauneuf-La Mède avec la fin de la période seigneuriale. Le développement des activités agricoles et de la pêche durant le XIXème siècle modifie quelque peu le paysage du village et les rives de l’Etang de Berre. Au XXème siècle, après les deux guerres qui ont profondément marqué la vie du village, le territoire connaît des aménagements liés à l’industrialisation des rives de l’étang de Berre : le canal du Rove, qui relie Marseille à l’Etang de Berre est achevé en 1926, la raffinerie de pétrole de La Méde ouvre ses portes en 1935. L’économie et les voies de communication se développent (installation de l’aéroport de Marignane, construction de l’autoroute A55) et Châteauneuf-La Mède se modernise pour devenir cette petite ville «à la campagne» très appréciée par ses habitants

DECOUVREZ MONTPELLIER

Posté le 15.11.2007 par hbcconflans
Les débuts de la ville au Moyen Âge


C'est en 985, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 26 novembre 985, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhem en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique Voie Domitienne, le Lez et La Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.

Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne, Béziers ou Carcassonne, pour la plupart créées à l'époque romaine, la Seigneurie de Montpellier n'est créée qu'au XIe siècle. Située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen.
L'agglomération médiévale était constituée par Montpellier sous la seigneurie des Guilhem et par Montpellieret sous la seigneurie des évêques de Maguelonne. Une enceinte fortifiée unique (la Commune Clôture) protégeait les deux entités. Deux tours subsistent de cette fortification (la Tour de la Babotte et la Tour des Pins).


Le Consulat - instauration d'une administration municipale quasi républicaine par des « consuls » - marque la fin de la dynastie des Guilhelm avec la mort de Guilhelm VIII le 9 novembre 1202.

Au Moyen Âge, son église Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier, fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. (Discussion : Les juifs et les "arabes" (musulmans serait plus exact), n'ont pas été expulsés d'Espagne à cette époque. Les juifs qui n'ont pas voulu se convertir au christianisme ont été expulsés par les rois catholiques fin XVe. Quant aux musulmans, seule une partie des "morisques" de certaines régions d'Espagne - descendants de musulmans convertis depuis plusieurs générations au christianisme - ont été expulsés vers l'Afrique du Nord au cours du XVIIe siècle. On est donc loin de 1220, époque à laquelle il faut le rappeler, Montpellier était une possession aragonaise (1204-1349). Il semble donc logique que des citoyens aragonais, de quelque religion que ce soit, viennent étudier ou enseigner à Montpellier). La renommée de la plus ancienne faculté de médecine est déjà immense à la fin du XIIIe siècle.


Placée sous la tutelle des rois d'Aragon après le mariage de Pierre II d'Aragon (1176-1213), roi d'Aragon et comte de Barcelone, avec Marie de Montpellier, le 15 juin 1204, la ville connaît son apogée. Pierre II accorde aux habitants les franchises et libertés qu'ils réclament. Leur fils Jacques Ier, natif de Montpellier, y entretient une cour brillante.

Jacques Ier ayant résolu de partager ses Etats entre ses deux fils Pierre et Jacques, la Seigneurie de Montpellier devient possession de Jacques II, Roi de Majorque et Comte de Roussillon, en 1276. La ville restera sous tutelle du royaume de Majorque jusqu'en 1349.

En 1289, les Écoles de Médecine et de Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. Vendue au royaume de France en 1349, Montpellier est alors considérée comme la deuxième ville du royaume. Mais au cours de la seconde moitié du XIVe siècle, des épidémies successives déciment plus du tiers de sa population.


De la Renaissance aux guerres de religion


Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même, en 1593, de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.

Après que le siège épiscopal de Maguelone ait été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.

Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Un des plus beaux temples de l'époque est construit. Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religion entraînent la destruction totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.

En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du Languedoc avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576, provoque le soulèvement de la ville qui rejette son autorité. François de Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Il commence par raser la citadelle. Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville.

En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où les cultes protestants sont reconnus. S'en suivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. Le règne du roi est rétabli et le retour de la domination catholique est assuré par l'édit de Fontainebleau de 1685. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique.
Les XVIIe et XVIIIe siècles

Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, relativement élégants et dont l'architecture est caractéristique du centre historique.
La place de la Comédie et l'arc de Triomphe datent du XVIIe siècle. C'est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site d'une église détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou, construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l'extérieur des fortifications. Pour alimenter les jardins, un aqueduc achemine l'eau depuis Saint-Clément-de-Rivière.
Jusqu'à la Révolution française, Montpellier est le siège des États du Languedoc


Au XIXe siècle

Le développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine.
L'édification du Palais de Justice, des églises Sainte-Anne et Saint-Roch, de la gare, et la reconstruction du théâtre en sont les parfaits exemples.
Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier.
La Seconde Guerre mondial
Les bombardements de la ville de Montpellier pendant la Seconde Guerre mondiale :
· 27 janvier 1944 : bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
· 27 mai 1944 : deuxième bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
· 5 juillet 1944 : bombardement de la gare de triage par la 15th USAAF.
· 17 aout 1944 : bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
· 24 août 1944 : deuxième bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.

Le développement de la ville au cours de l'après-guerre

· 1988 : 23 et 24 novembre, deuxième sommet franco-espagnol, en présence de François Mitterrand, du premier ministre Michel Rocard et du chef du gouvernement espagnol Felipe González.
· 1993 : Les Jeux Méditerranéens 1993 se déroulèrent du 16 au 27 juin 1993 dans le Languedoc-Roussillon (France). La cérémonie d'ouverture eut lieu à Agde, dans l'Hérault

Géographie

Situation

La ville se situe à 10 km de la mer Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à 75 km du point montagneux le plus proche (Mont Aigoual, situé dans le département du Gard). Pour la placer géographiquement par rapport à ses grandes consœurs, Montpellier est à 54 km de Nîmes (Gard), 168 km de Marseille (Bouches-du-Rhône), 248 km de Toulouse (Haute-Garonne), 305 km de Lyon (Rhône) et 347 km de Barcelone (Espagne). Elle est également à 750 km de Paris.

Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe méditerranéen (derrière Marseille et Nice), elle est l'une des rares villes de plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon ininterrompue depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette période pour atteindre 244 300 habitants au 1er janvier 2005 selon l'estimation de l'INSEE.

Montpellier a une topographie assez torturée bien qu'elle soit très proche de la mer. On pourrait penser que la ville est plutôt plate. Il n'en est rien, bien que son point culminant soit seulement à 57 m à la place du Peyrou (ancienne place royale où trône la statue de Louis XIV). Montpellier étant construite sur une colline (Lo Clapas), certaines rues sont à forte dénivellation.

Montpellier est située entre deux cours d'eau : le Lez à l'est, et la Mosson à l'ouest. Son paysage est surtout marqué par le pic Saint-Loup, situé à 25 kilomètres au nord de la ville et visible depuis la promenade du Peyrou et depuis la terrasse du toit du Corum.

Avec la création de nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement Antigone, Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a déclaré en 1977 vouloir faire de Montpellier la façade maritime entre Gênes et Barcelone, Montpellier est progressivement « tirée vers la mer ».
Le territoire communal, d'une superficie de 5 688 hectares, malgré une urbanisation galopante, est urbanisé environ aux 3/5.

Le reste du territoire communal est composé d'espaces verts, d'espaces naturels protégés (Rives du Lez, Réserve zoologique Lunaret et Bois de Montmaur) et de zones agricoles. Environ 180 hectares de terrains sont encore à dominante agricole, principalement plantés en vignes.

Ses principales localisation sont à l'Est (Montaubérou, Valédeau, Flaugergues), au Sud de l'autoroute A9 (Méjanelle, Mogère, Première écluse), Au Nord (Plan des 4 seigneurs), à l'extrème Sud (Petit Grès), et à l'Ouest (Château-Bon, Bionne, Rieucoulon).

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